Vu le 11 mars 2006, Musée du LouvreBien pratique la carte de la Société des Amis du Louvre, car non seulement elle permet d'accéder gratuitement à l'exposition Ingres mais en plus elle est coupe-file. Ainsi, en à peine 5 minutes j'étais Hall Napoléon devant les peintures et dessins de l'artiste alors que la file d'attente était d'environ une heure.
L'exposition présente les oeuvres dans un ordre chronologique (pour la plupart). Vers la fin du parcours, nous avons droit au violon d'Ingres, un petit violon 2/3 qui nous rappelle son goût pour la musique et sa fascination pour les musiciens... et naquit l'expression "violon d'Ingres".
Au fil des tableaux, nous découvrons la maîtrise, la précision du peintre et sommes souvent surpris par les proportions des représentations de l'anatomie humaine : l'Odalisque n'aurait-elle pas un peu trop de vertèbres et le bras droit de Mme de Sennones ?
Dans ce parcours chronologique, nous n'arrivons pas à nous rendre compte de l'évolution de la technique du dessinateur-peintre, comme si son art était inné, comme s'il avait trouvé sans trop hésiter l'aboutissement de son art. Cependant, je n'ai pas assez de connaissances pour pouvoir en juger plus...

Sinon, j'ai été surpris par la présence de la Vénus D'Urbin (1538) ; en parcourant l'exposition je n'ai pas réagit que cette oeuvre était de Titien et non d'Ingres. Après réflexion, il semble logique que ce tableau soit présenté en illustration de la thématique de "l'Odalisque". Je n'ai pas tellement fait attention aux commentaires de l'exposition à ce sujet, oups. Après tout l'illustration aurait pu aussi être réalisée par l'oeuvre de Manet Olympia (1863) qui aurait fait échos à l'Odalisque à l'esclave (1839) d'Ingres. Mais en fait la Vénus d'Urbin est une copie réalisée par Ingres lui-même.



Ce qui est sûr, un samedi après-midi n'est pas le moment le mieux approprié par rapport à l'approche des oeuvres mais le flux de visiteurs est bien canalisé (il y a un peu plus de 500 visiteurs en permanence sur le site) et avec un peu de persévérance, il est possible de tout voir.
Remarque : j'ai trouvé curieux que le guide de l'exposition soit écrit par Paris Match, "le magazine des gens célèbres" ne sonne pas très juste avec ce genre d'exposition...
Remarque : j'ai trouvé curieux que le guide de l'exposition soit écrit par Paris Match, "le magazine des gens célèbres" ne sonne pas très juste avec ce genre d'exposition...
Illustrations :
La Vénus d'Urbin (Urbino), Titien, 1538 (Galerie des Offices, Florence)
La Grande Odalisque, Ingres , 1814(Le Louvre, Paris)
Olympia, Manet , 1863 (Musée d'Orsay, Paris)
L'Odalisque à l'esclave, Ingres, 1839 (Cambridge, Massachussets, Fogg Art Museum)
Le Martyre de Saint Symphorien, Ingres , 1834 (Autun, Cathédrale Saint-Lazare)
Madame de Sennones, Ingres, 1815 (Musée des Beaux-Arts, Nantes)
La Vénus d'Urbin (Urbino), Titien, 1538 (Galerie des Offices, Florence)
La Grande Odalisque, Ingres , 1814(Le Louvre, Paris)
Olympia, Manet , 1863 (Musée d'Orsay, Paris)
L'Odalisque à l'esclave, Ingres, 1839 (Cambridge, Massachussets, Fogg Art Museum)
Le Martyre de Saint Symphorien, Ingres , 1834 (Autun, Cathédrale Saint-Lazare)
Madame de Sennones, Ingres, 1815 (Musée des Beaux-Arts, Nantes)
Le Bain Turc, Ingres, 1862 (Le Louvre, Paris)
A voir sur internet :
Site officiel de l'exposition du LOUVRE.
INGRES sur Wikipedia.
INGRES par Théophile Gautier (collectage par Carine Dreuilhe).
Site officiel de l'exposition du LOUVRE.
INGRES sur Wikipedia.
INGRES par Théophile Gautier (collectage par Carine Dreuilhe).
A lire :
A propos de la Venus d'Urbin : Daniel Arrasse, On n'y voit rien, Folio Essais
A propos de la Venus d'Urbin : Daniel Arrasse, On n'y voit rien, Folio Essais



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