2.11.07

Retour à Paris et deux expositions

Il a bien fallu rentrer de Nouvelle-Zélande et se réhabituer à Paris. C'est la première fois qu'en rentrant de voyage j'ai cette impression mais les premiers contacts sur le sol français sont plutôt difficiles. Tout est sale, en grande partie par la négligence des individus. Tout est bruyant. Tout est précipité. A chaque traversée de route, nous manquons de nous faire rouler sur les pieds par des automobilistes aux œillères qui ne regardent que le bout de leur capot.

Aujourd'hui, j'ai tenté de renouer avec Paris. Alors, j'ai retrouvé le bus 72, mon bus fétiche pour apprécier la capitale.
Un premier arrêt sur la passerelle Debilly et le quai Branly (de part et d'autres de cette passerelle et face au musée Branly), ces deux espaces publiques sont le site d'une exposition photographique en plein air (dans le cadre de Photoquai, Première biennale des images du monde).
Il s'agit de la présentation de nombreux photographes internationaux. L'objectif est d'ouvrir notre regard d'Occidental par l'intermédiaire d'artistes d'autres horizons et de rompre ainsi avec le nombrilisme occidental... (il est un peu déplacé peut-être de parler de nombrilisme quand on écrit un blog !). De belles œuvres aux sujets plus ou moins graves à découvrir.

Ensuite, Pont d'Alma, j'ai repris le bus 72 jusqu'au Louvre. En attendant, j'ai pu observer les touristes qui semblaient se recueillir au pied de la flamme de la liberté ; beaucoup semble imaginer que Bartholdi a réalisé son œuvre pour Lady Di (quel visionnaire !) alors ils répandent des bouquets et autres peluches et se penchent au dessus du garde-corps pour regarder cette entrée du tunnel tueuse et sans doute tenter d'imaginer comment le drame a pu arriver.
Ouf, le bus arrive.
Il me transporte jusqu'au Louvre.
Ce sera une visite éclair car je remarque qu'il y a beaucoup de monde ce matin. Je me rends donc directement vers l'exposition : Chefs d'œuvres Islamiques de l'Aga Khan Museum. Comme son nom l'indique, l'Aga Khan Museum est un nouveau musée qui va ouvrir ses portes dans les prochaines années à... Toronto.
L'exposition montre de belles œuvres calligraphiques dont un remarquable Coran écrit en intégralité sur uniquement deux pages (la finesse de l'écriture est impressionnante).

En sortant du château, j'ai traversé la Seine par le Pont du Carroussel. Je me suis immergé dans le quartier Saint-Germain où l'on peut malgré tout arpenter quelques rues très calmes et apercevoir quelques vitrines de galeries d'art qui semblent abandonnées, longer les squares Champion et Pierné et sentir cette odeur typique de ces minuscules espaces verts qui me fait penser à un mélange d'humidité, d'humus et de fientes de pigeons ; bref, une odeur de ville.

Informations pratiques (site internet des expositions temporaires)
Photoquai
Chefs d'Oeuvres Islamiques de l'Aga Khan Museum

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