ou l'art d'embrouiller les masses par la maîtrise de la communication.
voici quelques pensées écrites le 06 juillet 2008 en arrière plan de ce blog et complétées ce jour ; je continuerai à modifier et compléter ce post...
Préambule
La télévision à travers la publicité, également à travers les émissions de journalismes ou de divertissement est l'un des principaux vecteurs d'une certaine "bien-pensance"... La diffusion par d'autres médias écrits (certains sites internet, presse "papier") ou par la radio contribue également à cette image avec me semble-t'il un peu plus de sens critique... mis à part la publicité sévissant dans tous les médias.
L'exemple le plus frappant est le phénomène du développement durable qui bientôt pourrait être nommé "consommation durable" par les maîtres du marketing.
Ainsi, l'idée dominante est qu'il est bon de penser que la plupart des achats qu'on nous pousse à réaliser sont respectueux de l'environnement. Il faudrait d'ailleurs écrire : on nous laisse penser qu'il est bon d'acheter un produit quelconque qui se dit respectueux de l'environnement.
Est-ce que le comportement de consommateur est par lui-même respectueux de l'environnement ? A prime abord, la réponse à cette dernière interrogation semble plutôt évidente.
La société de consommation ressemble à l'antithèse de la protection de notre environnement...
Le terme "consommer" porte les quelques définitions suivantes dans le Littré :
Ainsi, l'acte de consommer dans le cadre de la société de consommation correspond inéluctablement à l'acte de consommer la planète, consommer les ressources naturelles qui se raréfient peu à peu et/ou qui sont pollués... De consommer à consumer, le rapprochement sémantique d'abord puis physique est rapide. Les preuves s'observent chaque jour : l'eau douce accessible et non souillée est de plus en plus rare, le pétrole disparaît plus ou moins rapidement, le terme de biodiversité perd peu à peu de son sens.
Étude de cas 1 : l'énergie
(écrit avant juillet 2008 et la fusion de GDF SUEZ)La télévision à travers la publicité, également à travers les émissions de journalismes ou de divertissement est l'un des principaux vecteurs d'une certaine "bien-pensance"... La diffusion par d'autres médias écrits (certains sites internet, presse "papier") ou par la radio contribue également à cette image avec me semble-t'il un peu plus de sens critique... mis à part la publicité sévissant dans tous les médias.
L'exemple le plus frappant est le phénomène du développement durable qui bientôt pourrait être nommé "consommation durable" par les maîtres du marketing.
Ainsi, l'idée dominante est qu'il est bon de penser que la plupart des achats qu'on nous pousse à réaliser sont respectueux de l'environnement. Il faudrait d'ailleurs écrire : on nous laisse penser qu'il est bon d'acheter un produit quelconque qui se dit respectueux de l'environnement.
Est-ce que le comportement de consommateur est par lui-même respectueux de l'environnement ? A prime abord, la réponse à cette dernière interrogation semble plutôt évidente.
La société de consommation ressemble à l'antithèse de la protection de notre environnement...
Le terme "consommer" porte les quelques définitions suivantes dans le Littré :
Dans le Littré également, nous trouvons l'éthymologie de ce terme :
- Employer des choses qui se détruisent par l'usage. Consommer des denrées, du vin, du bois, etc.
- Terme d'économie politique. Détruire l'utilité d'une chose.
- Par extension, il se dit des choses qui en absorbent d'autres. Ces confitures consomment beaucoup de sucre. Ce poêle consomme beaucoup de bois.
Provenç. et espagn. consumar ; ital. consumare ; du latin consummare, de cum, avec, et summa, somme, s. f. ; faire la somme, achever.
Ainsi, l'acte de consommer dans le cadre de la société de consommation correspond inéluctablement à l'acte de consommer la planète, consommer les ressources naturelles qui se raréfient peu à peu et/ou qui sont pollués... De consommer à consumer, le rapprochement sémantique d'abord puis physique est rapide. Les preuves s'observent chaque jour : l'eau douce accessible et non souillée est de plus en plus rare, le pétrole disparaît plus ou moins rapidement, le terme de biodiversité perd peu à peu de son sens.
SUEZ : la dernière publicité papier et média fait un lien entre l'énergie et le respect de l'environnement... si l'on regarde seulement les images, outre l'esthétique originale et réussie, le message caché que je perçois : "vous voyez, avant SUEZ, le désert était désert, la prairie était verte maintenant, le désert est couvert de pipelines et les prairies sont remplacées par des centrales nucléaires... rassurez-vous, elles sont très propres".
Ensuite, on va transformer une énergie un peu moins polluante que les autres en une énergie propre... GAZ DE FRANCE en est l'exemple avec le gaz naturel.
Les publicités pour les voitures en sont un bel exemple également, en achetant la dernière grosse berline qui certes pollue moins que les précédentes, on fait croire que c'est une marque de respect de l'environnement... en quelque sorte, la réponse est oui (par comparaison avec l'antériorité)... cependant le vrai respect serait d'acheter un vélo (et encore, comment a-t'il été conçu ? comment a-t'il été transporté ?) et même plutôt de marcher.
Il y a plusieurs types de traitement journalistique. Une tendance actuelle à la télévision est de créer des magazines d'information, d'ailleurs ce devrait même être le nom du journal télévisé des grandes chaînes.
Ensuite, on va transformer une énergie un peu moins polluante que les autres en une énergie propre... GAZ DE FRANCE en est l'exemple avec le gaz naturel.
Les publicités pour les voitures en sont un bel exemple également, en achetant la dernière grosse berline qui certes pollue moins que les précédentes, on fait croire que c'est une marque de respect de l'environnement... en quelque sorte, la réponse est oui (par comparaison avec l'antériorité)... cependant le vrai respect serait d'acheter un vélo (et encore, comment a-t'il été conçu ? comment a-t'il été transporté ?) et même plutôt de marcher.
Etude de cas 2 : le journalisme de télévision
Il y a plusieurs types de traitement journalistique. Une tendance actuelle à la télévision est de créer des magazines d'information, d'ailleurs ce devrait même être le nom du journal télévisé des grandes chaînes.
La plupart des chaînes télévisées se copient et ouvrent leur antenne à ce type d'émission dans la lignée d'Envoyé Spécial qui jadis (pour faire l'Ancien) donnait l'impression de proposer de réels reportages fouillés, bien construits... maintenant, ni cette émission ni les autres 7 à 8 ou 66 minutes n'offrent de réels reportages journalistiques, elles mêlent faits divers et people quand un domaine ne télescope pas l'autre...
Sur une même semaine, il est possible de retrouver le même sujet traité de façon très proche voire même, le même reportage vendu par une agence à plusieurs chaînes. Ensuite, on veut nous laisser croire que la multiplicité des chaînes de télévision (hertzienne, satellite, numérique terrestre ou câble) accroît la diversité de l'information. De pareils exemples donnent plutôt l'impression que cette diversité ne permet que la répétition d'une unique ligne directrice, le penser comme la masse l'entend.
Heureux qui a pu apprendre à comprendre ou faire quelques études, lire quelques livres ou ayant cotoyé quelques personnes qui ont pu lui apporter un peu de sens critique car assimiler la télévision de masse a un vecteur culturel, un vecteur du savoir est dans la majorité des cas qu'un goufre où nous laissons plonger tout un peuple apauvrit qui n'a pas moyen d'avoir accès à d'autres vecteurs d'information (les moyens peuvent être matériels mais également liés à l'apprentissage de la lecture, de la compréhension...).
Etude de cas 3 : l'information sur internet
Internet devient un moyen majeur de diffusion de contenu à titre journalistique, informatif, encyclopédique...
Même si ce média est plus jeune, il tend à prendre les mêmes travers que la télévision.
Pour le journalisme, la course contre la montre pour avoir la priorité sur l'information pousse à ne plus croiser suffisamment de sources pour recouper les faits ainsi de nombreuses dépêches sont reproduites de sites en sites et créent une redondance sur le web ; à la limite, il ne peut s'agir que d'un encombrement du paysage virtuel tant que les articles ne sont pas eronés ou déformés... Un article de Simon Piel sur le site Bakchich illustre ce principe de redondance à propos de la catastrophe du vol Air France Rio-Paris en citant d'importants extraits du travail des universitaires Franck Rebillard, Emmanuel Marty et Nikos Smyrnaios.
Concernant l'aspect documentaire du web, il est souvent surprenant de constater que le net illustre avec facilité son principe d'autorité.
Il n'est pas rare de voir citées comme source l'encyclopédie Wikipedia qui certes apportent énormément de réponses mais qui ne peut en aucun cas être prises comme une source détenant la vérité unanime. Rappelons nous la dernière campagne présidentielle en France où le jour du débat des deux demi-finalistes les articles Wikipedia relatifs à l'EPR ont été plusieurs fois réécris le temps de la soirée de débat pour donner raison à chaque candidat... (cf. l'article PC INPACT.COM)
A poursuivre...
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